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Liberté de création : un nouveau plan gouvernemental pour protéger les artistes et la démocratie

25 juin 2026 Enquêtes / dossiers

Chantal FOULQUIER

Depuis plusieurs années, les acteurs culturels sont confrontés à des formes variées d’atteintes à la liberté de création. Menaces, cyberharcèlement, pressions politiques ou idéologiques, déprogrammations d’événements et phénomènes d’autocensure témoignent d’un climat qui fragilise l’expression artistique.

 

Face à la multiplication des pressions, le gouvernement a dévoilé un nouveau plan interministériel pour la liberté de création. (https://www.culture.gouv.fr/rechercher-une-publication-du-ministere-de-la-culture/documentation-administrative/plan-interministeriel-pour-la-liberte-de-creation)

 

 

Un comité de coordination pour agir plus efficacement

 

L’une des principales mesures du plan est la création d’un comité de coordination interministérielle de la liberté de création. Placé sous l’impulsion du ministère de la Culture, ce comité associera également les services du ministère de l’Intérieur et du ministère de la Justice. Sa mission sera de mieux prévenir les atteintes à la liberté de création, de coordonner les réponses administratives et judiciaires et de mettre en place des protocoles d’action communs.

 

 

Former et sensibiliser pour mieux protéger

 

Le gouvernement souhaite également développer des actions de formation et de sensibilisation. Des modules dédiés à la liberté de création seront progressivement intégrés dans les établissements de formation relevant des ministères concernés ainsi qu’auprès des agents publics.

Parallèlement, un référentiel juridique consacré à la liberté de création sera largement diffusé afin de mieux informer les professionnels de la culture, les administrations et l’ensemble des acteurs concernés sur leurs droits et leurs responsabilités.

 

 

Une ambition démocratique

 

Au-delà des mesures techniques et juridiques, ce plan porte une ambition plus large : faire de la liberté de création une responsabilité collective. Les artistes, les institutions culturelles, les collectivités territoriales, les services de l’État et les citoyens sont appelés à contribuer à la protection de ce droit fondamental.