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TOILE DE FRONT

La Ménagerie

10 novembre > 3 décembre 2016

L'expo du moment

TOILE DE FRONT

 

L’exposition Toile de front  révèle les coulisses de la réalisation d’un film d’animation: «Fire Waltz» (la valse du feu), nous plongeant au cœur des tranchés de la première guerre mondiale… 

Cette exposition  restitue par une scénographie originale, l’ambiance troublante de cette page de l’Histoire, où tous les codes ont été bouleversés...

A partir des éléments de recherches visuelles et sonores, Marc Ménager, auteur et réalisateur a imaginé cette exposition comme une plongée dans l'univers du film, investissant et transformant l'espace de manière totale et originale.

Sculptures, marionnettes, décors, dessins, instruments de musique et matériaux divers (branchages, terre, planches et ferrailles), mis en lumière par Morgan Nicolas (L'Usine) forment un parcours immersif qui permet également au visiteur, de découvrir le processus de création d’un film d’animation.

Des enregistrements de musiques et de bruitages de Mino Malan,  ainsi qu'une projection de séquences animées, apportent l'atmosphère cinématographique, par le son et le mouvement.

Extraits de storyboard, esquisses de travail et pages de scénario sont également proposés en consultation au public, sous forme de cahiers et de portfolios...

La scénographie, la musique et la vidéo recomposent ainsi l'ambiance étrange et la facture artisanale d'un atelier d'animation traditionnelle autant que celle d'une tranchée qui serait occupée par les poilus musiciens, héros du film. 

 

Le projet

Le projet "Toile de front" est né de l'envie partagée par les auteurs, plasticien et musicien, Marc Ménager et Mino Malan, de travailler sur l'artisanat de tranchées et plus particulièrement sur l'impressionnante production d'instruments de musique, élaborés dans ce contexte de guerre et de déracinement, à partir de matériaux de récupération.

Imaginer quelle musique, quelles sonorités pouvaient naître des instruments de fortune fabriqués par les poilus, comprendre quelle importance pouvait revêtir cette activité, quelle forme de lien elle pouvait créer entre les hommes, et finalement, quels personnages et quelle histoire permettraient de raconter ce quotidien…

Pour beaucoup de soldats de la Grande Guerre, cette activité, à priori futile s'avérait essentielle,  voire vitale.  Elle concentrait l'ultime part d'humanité de ces hommes ; elle leur permettait ainsi de survivre à l'horreur et de la contester fondamentalement.

«Le film tente d’exprimer la faculté qu’a l’homme à surpasser ses peurs, à s’adapter et à survivre. La puissance de création qui peut nous animer dans ces moments reste plus forte que tout. Elle nous transporte et soulage bien des maux Produire de l’art au cœur même du chaos et de l’horreur : cette réalité historique, interroge sur la capacité et la nécessité pour l’homme de créer» Marc Ménager auteur-réalisateur.

 

 

Le film

Synopsis : Hiver 1917, quelque part sur le front, la guerre est immobile, les soldats sont abrutis par toutes ces années de conflits, amplis de détonations, de destruction, de mort...Les offensives sont de plus en plus difficiles. L’armée harcelée par le vacarme de l’artillerie est coincée au fond des tranchées. Les charges héroïques sont impossibles, la musique militaire n’arrive plus à se faire entendre pour galvaniser les troupes.Côté français, l’état-major élabore un plan, afin de redonner l’énergie suffisante aux soldats pour repartir à l’assaut. Les gradés décident d’envoyer au front les musiciens de fanfares du secteur, réputés récalcitrants, pour en faire de bons soldats musiciens…

 

Lettres de femmes, un film d’Augusto Zanovello 

Panser les déchirures de la guerre…

Synopsis : Pendant la première guerre mondiale, Simon l’infirmier soigne les soldats blessés, grâce aux  lettres d'amour envoyées par leurs femmes, sœurs, mères, marraines de guerre… lettres qui ont le pouvoir de guérir ces soldats en papier…

Une évocation sensible et «pansante» de la confrontation à la violence… où les mots couchés sur du papier parviennent à décrire et à guérir les déchirures de la guerre…

En regard de la projection de la bande annonce du film d’Augusto Zanovello, « Lettres de femmes »,  deux lettres (Prêt des Archives départementales de l’Aveyron) nous révèlent la richesse de ces correspondances, témoignages émouvants du quotidien des soldats et de celui de leurs proches confrontés à l’absence, ainsi qu'u une authentique  tenue de soldat infirmier de la Grande Guerre (prêt de Vincent Besombes, Président du Comité de Rodez du Souvenir Français).