Installation, sortie de résidence, performance
Le samedi 1 aout 2026


Avec La Rumeur, Patrice Lemoux, Coralie Duponchel, Ligo Ballara, Guanqiao Zhang et Adieu Polka
17 h 30 : installation
LA RUMEUR : Fabrice Bigel, Jean-Charles Clair, Agnès Chaigneau, Les paysages disparaissent et les visages aussi, Entreprise de destruction poétique
Depuis sa création la photographie n’a cessé de fixer des instants de la vie. Elle rend visible, ce qui sans elle, disparaîtrait. En immortalisant un instant, elle témoigne de notre présence au monde. La photographie est une tentative de réponse au temps qui passe : cela a été et ne sera plus. Cette tentative de capture du temps, par essence, est perdue d’avance. À partir d’une collection privée de prises de vues couvrant une période assez longue, on suit la chronique des évènements marquant l’histoire d’une famille française dans les années 70. Ces images saisies par un photographe amateur ont fini par se retrouver abandonnées. Elles ont traversé le temps et sont à présent livrées à des regards étrangers. Leur mauvaise conservation a attaqué le procédé Ektachrome pourtant réputé. Maintenant des parties de paysage disparaissent et les visages s’effacent…Cette dégradation photographique provoque une réelle proposition esthétique qui serait digne du geste d’un artiste. Une entreprise de destruction poétique. Des « images fantômes » aurait dit Hervé Guibert. La réappropriation de ces images mêle la réalité et la fiction, elles servent de trame à une installation immersive.
Combien de fois m’a-t-on dit que je parlais trop fort ?
Combien de fois je me suis promis de ne pas m’emporter.
Ne pas parler politique, des mots trop hauts, trop forts.
Ne plus se rencontrer, prendre sur soi, jusqu’à finir seul ?
D’autres mots... qui eux peuvent faire peur : Art Contemporain, Conférence, Performance.
Alors tenter le geste, plus qu’un discours, glisser vers le faire.
L’amateur possède un savoir qui s’est développé avec goût, amour, « amator : qui aime et aime encore », de manière désintéressée, « pour rien », et sans autorité.
L’Art. La culture a bouleversé ma vie, c’est bien la moindre des choses que d’offrir une déclaration d’amour de la part de quelqu’un qui n’aurait jamais pensé la rencontrer.
18 h : Performance
FABRICE LEROUX, artiste plasticien, Conférence d'un vivant
18 h 30 : sortie de résidence
CORALIE DUPONCHEL, artiste plasticienne, installation (Aubagne 13)
Dans le cadre de cette résidence, je souhaite faire évoluer mes “hybrides animés”, habituellement réalisés en linogravure de petit format, vers des formes à grande échelle. Ce projet explore leur passage de l’image imprimée vers des présences physiques, en expérimentant différents supports tels que le textile, le bois ou des surfaces translucides. Il s’agit de sortir du cadre de la gravure pour donner corps à ces figures, en jouant sur le volume, la superposition et l’espace. J’intègre également des dispositifs d’activation, comme le mouvement, la manipulation ou la lumière, afin que ces formes ne soient plus seulement regardées mais véritablement vécues. À la frontière entre corps, animal et forme mécanique, ces hybrides cherchent à exister pleinement, entre installation plastique et mise en mouvement.
UGO BALLARA, artiste plasticien, sculpture Installation (Paris 75)
Ce projet de résidence sera dédié à l’expérimentation de nouvelles techniques et à l’exploration plastique des relations entre corps, espaces et dispositifs. Il sera question de brouiller les frontières entre inerte et animé, réalité et simulacre, mécanisme et organisme.
Je fabrique des textes et des formes qui parlent souvent d’architectures, d’espaces contraints, d’infiltrations, de monstres, d’angoisses personnelles et d’actions collectives. Ma pratique s’intéresse aux lieux, objets et activités parasites, aux arts mineurs, aux trous, aux tunnels et à celleux qui les empruntent. Je m’intéresse à la place qu’occupe le difforme dans nos imaginaires visuels. À l’intersection de l’écriture, la vidéo, l’installation, la sculpture et le commissariat, mes œuvres sont des points de vue, des agencements qui s’immiscent, ébruitent, et articulent des stratégies de résistance au sein des lieux de pouvoir.
GUANQIAO ZHANG, artiste plasticien, fragments de paysage, écho d'un lieu (Bourges 18)
Au Repaire, le projet se développera à travers une articulation entre installation et peinture. J’explore la manière dont le paysage porte les traces laissées par les processus naturels et les activités humaines, ainsi que leur persistance dans l’environnement. Le contexte environnant — paysage rural, architecture du site et matériaux présents sur place — constitue un terrain concret d’observation et d’expérimentation. Une attention particulière sera portée aux différentes traces du lieu : textures rurales, fragments végétaux, bois, objets abandonnés et éléments architecturaux. Par des gestes d’observation, de collecte et de recomposition, ces matériaux seront transformés en un processus de création et inscrits dans des structures existantes, afin de produire une nouvelle logique visuelle. Ces éléments deviennent alors des indices sensibles, renvoyant aux processus de génération, de circulation et de sédimentation des énergies au sein du site. À travers cette démarche, le projet vise à reconfigurer les relations entre perception et mémoire, en faisant dialoguer image, matière et espace, afin de révéler les strates invisibles d’un lieu.
20 h : restauration
21 h 30 : sortie de résidence
ADIEU POLKA : Virginie Barral, musicienne auteure, compositrice et Ilias Baseilhac, musicien, concert-performance (Saint-Affrique 12)
Virginie Barral et Ilias Baseilhac forment le duo Adieu Polka délivrant une musique fondée sur des compositions personnelles au service de textes en français porteurs de sens.
Le synthé produit des basses et des airs aux accents postwave ; les empilements de voix construisent des tapis harmoniques et des gimmicks sur lesquels les mélodies s’appuient afin de faire jaillir des mots percutants. Ce magma envoutant est soutenu par une batterie préparée produisant des grooves hypnotiques dans un cocktail dansant d’émotions, entre pop-électro, punk et new wave. Cette résidence permettra de finaliser les arrangements et composer de nouveaux morceaux afin d’étoffer le set. Le groupe souhaite également profiter des espaces du Repaire afin de réaliser des vidéos et des prises de sons dans le but d’obtenir plus de matière pour développer leur communication. La restitution publique sera aussi une belle occasion d’appliquer et tester le travail produit et de recueillir les premiers retours.
- Disciplines : Arts visuels, Musique
Infos pratiques
Organisateur
La Garrigue
12350 Brandonnet
Tel. 0565658615
cielarumeur.aveyron@gmail.com
www.compagnielarumeur.com




