A la suite de la création du trio chant théâtre « Mimi Pinson » en 1997, j’ai débuté une formation de comédienne au Conservatoire d’Art Dramatique de Limoges, dirigé alors par Michel Bruzat, directeur du théâtre La Passerelle.

Deux ans plus tard, voulant approfondir cet art, j’ai choisi de poursuivre ma route à Paris, m’orientant peu à peu vers un théâtre essentiellement lié au mouvement, au corps et au geste poétique, ceci grâce à la rencontre avec Maroussia Vossen, danseuse et chorégraphe contemporaine ainsi qu’à ma formation d’alors, au théâtre école « le Samovar » en 1999.

Dans la région Midi-Pyrénées depuis 2000, mon travail se situe à l’orée de la danse et du théâtre, allant de performances dansées avec la Cie Turbulences créée par Claire Amiet, à la création de mon dernier spectacle pour enfants, adaptation en ombres chinoises du conte sénégalais la gifle que j’ai nommé celui qui n’aimait pas les histoires.

J’interviens depuis 2014 en théâtre, dans le cadre des activités périscolaires et en danse contemporaine en accompagnement des projets mis en place par des enseignants d’écoles maternelles et primaires.

Je m’appuie avant tout sur les propositions et capacités des enfants à être créateur de leur danse et les invite à sentir par eux-mêmes le passage d’un corps « quotidien » à un corps « poétique ».

Le spectacle : Celui qui n'aimait pas les histoires

Cette histoire est une adaptation d'un conte populaire sénégalais, intitulé La gifle. La Gifle ici, symbolise le réveil d'un peuple abêti et assujetti par un despote coupeur de têtes que l'on nommera "magistrallissime gouverneur".

Elle est d'autant plus "symbole" que cette gifle est donnée par une ancienne du royaume, une "transmetteuse", une vieille et qui plus est, une femme qui résiste au joug du tyran en transmettant les dernières légendes aux enfants. En leur apprenant à lire et de fait, à réfléchir.

On pourrait rapprocher ce conte à de nombreuses histoires, contes et légendes populaires et universels repris par de grands auteurs (Andersen,  Perrault, Lewis Carrol, Amadou Hampaté Bâ) chez qui fleurissent les cruels, les sorcières, les reines trancheuses de têtes... (Alice au pays des merveilles, Hamsel et Gretel et de nombreux contes africains...) ou encore du célèbre film d'animation : Kirikou et la sorcière de Michel Ocelot.

Cependant, ici, une ultime chance est donnée au tyran...

J'adresse donc ce conte poétique et ironique agrémenté d'ombres chinoises, à tous les publics, à partir de 6 ans (selon maturité)